Le PFSDH propose une nouvelle voix pour la diaspora haïtienneHaïti ne peut construire son avenir sans reconnaître pleinement la contribution de ses ressortissants établis à l’étranger. Depuis plusieurs générations, la diaspora haïtienne soutient les familles, finance des projets, accompagne les communautés et porte la culture nationale bien au-delà des frontières. Pourtant, son rôle demeure souvent consultatif, dispersé ou limité à des interventions ponctuelles. Le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens propose donc la création d’un Conseil supérieur de la Diaspora. Cette institution aurait pour mission de faire de la communauté haïtienne de l’extérieur un partenaire organisé de la décision publique, du développement économique et de la reconstruction nationale. Cette proposition s’inscrit dans l’identité haïtienne et créole du PFSDH : changer Haïti par la solidarité, la justice sociale, la participation citoyenne et une action publique responsable. Il ne s’agit pas de créer une structure symbolique supplémentaire, mais d’établir un mécanisme durable de dialogue entre l’État, les collectivités, les organisations de la diaspora et la société civile. Une représentation politique à la hauteur des réalités haïtiennesLa diaspora haïtienne n’est pas un bloc uniforme. Elle regroupe des travailleurs, des entrepreneurs, des étudiants, des professionnels de santé, des artistes, des universitaires, des agriculteurs, des associations communautaires et des familles réparties sur plusieurs continents. Ses expériences et ses priorités varient selon les pays d’accueil, les générations et les liens entretenus avec Haïti. Cette diversité exige une représentation structurée. Un Conseil supérieur de la Diaspora pourrait donner une place institutionnelle à cette pluralité, sans confisquer la parole des organisations existantes. Il servirait de plateforme de coordination, capable de rassembler les compétences et de transmettre des propositions cohérentes aux pouvoirs publics. Le PFSDH défend une conception active de la citoyenneté. Les Haïtiens vivant à l’étranger ne devraient pas être considérés uniquement comme des expéditeurs de transferts ou des visiteurs lors des périodes électorales. Ils doivent pouvoir contribuer à l’élaboration des politiques qui touchent les investissements, l’éducation, la santé, la culture, la protection sociale et les relations avec les pays d’accueil. Un mandat clair pour agir dans l’intérêt nationalLe futur conseil devrait recevoir un mandat défini par la loi et soumis à des règles de transparence. Il pourrait formuler des avis sur les politiques publiques concernant la diaspora, évaluer les dispositifs d’accueil et de réintégration, faciliter l’accès à l’information administrative et suivre les engagements pris par les institutions nationales. Son rôle serait également de favoriser la circulation des compétences. De nombreux Haïtiens de l’extérieur souhaitent transmettre leur expertise sans nécessairement s’installer durablement dans le pays. Des programmes de missions professionnelles, de mentorat, de formation à distance et de coopération universitaire pourraient transformer cette disponibilité en résultats concrets. Le Conseil supérieur de la Diaspora devrait toutefois rester un organe de proposition, de veille et de coordination. Il ne remplacerait ni le Parlement, ni les ministères, ni les collectivités territoriales. Sa valeur dépendrait de sa capacité à rapprocher les acteurs, à produire des analyses fiables et à garantir que les engagements annoncés débouchent sur des réalisations vérifiables. Une architecture démocratique et représentativeLa légitimité du conseil dépendrait d’abord de son mode de désignation. Une composition exclusivement nommée par le pouvoir exécutif risquerait de réduire l’institution à un organe politique. À l’inverse, une représentation fondée sur des élections, des consultations publiques et des sièges réservés aux secteurs organisés offrirait une base plus solide. Le PFSDH pourrait défendre une représentation équilibrée des grandes régions de résidence de la diaspora, des générations, des femmes, des jeunes et des catégories professionnelles. Des sièges pourraient également être accordés aux associations reconnues, aux chambres de commerce, aux organisations culturelles et aux réseaux universitaires, selon des critères publics. La consultation ne devrait pas se limiter aux capitales où vivent de grandes communautés haïtiennes. Les plateformes numériques, les assemblées régionales et les mécanismes de consultation écrite permettraient d’inclure les personnes moins organisées ou éloignées des structures traditionnelles. La publication des procès-verbaux, des déclarations d’intérêts et des recommandations renforcerait la confiance. Le fonctionnement pourrait s’appuyer sur des commissions spécialisées : développement économique, éducation et recherche, santé et protection sociale, culture et identité, droits civiques et relations internationales. Ces commissions prépareraient des propositions soumises à une assemblée plénière, puis transmises aux autorités compétentes.
Des leviers économiques au service des territoiresLes transferts de la diaspora soutiennent déjà une grande partie des ménages haïtiens. Toutefois, leur impact collectif pourrait être amplifié par des instruments financiers transparents, un accompagnement administratif et une meilleure orientation vers les investissements productifs. Le conseil pourrait contribuer à identifier les secteurs prioritaires et à publier des informations fiables sur les risques, les coûts et les possibilités de partenariat. Une coopération avec les banques, les coopératives, les collectivités et les organisations professionnelles permettrait de mieux accompagner les petites entreprises, les producteurs agricoles et les initiatives locales. Le PFSDH défend à ce titre la création d’une banque publique d’investissement capable de soutenir les petites entreprises paysannes, à condition que sa gouvernance soit indépendante, contrôlée et orientée vers l’économie réelle. Le Conseil supérieur de la Diaspora pourrait suivre les projets financés avec l’appui de ressortissants de l’étranger. Des indicateurs simples devraient mesurer le nombre d’emplois créés, la part des femmes bénéficiaires, la durabilité des activités et la contribution au développement des communes. Cette évaluation éviterait que les fonds soient absorbés par des intermédiaires sans effet durable sur les populations. Une solidarité centrée sur les droits sociauxLa contribution de la diaspora ne doit pas être ramenée à l’argent envoyé aux familles. Elle comprend aussi la défense des droits, le soutien aux services publics et la construction de politiques sociales plus justes. Un conseil représentatif pourrait faire remonter les difficultés rencontrées par les familles transnationales : démarches administratives, scolarisation, accès aux documents d’identité, protection des personnes âgées et accompagnement des migrants de retour. La nutrition infantile devrait occuper une place importante dans cette approche. Les crises économiques et les catastrophes aggravent la vulnérabilité des enfants, tandis que les réductions de financement peuvent interrompre des programmes essentiels. Le PFSDH rappelle, dans son plaidoyer pour la protection nutritionnelle des enfants, que la solidarité nationale et internationale doit préserver les interventions destinées aux plus jeunes. Le conseil pourrait faciliter des partenariats entre professionnels de santé de la diaspora, institutions haïtiennes et organisations locales. Ces partenariats devraient renforcer les capacités existantes plutôt que créer des actions isolées : formation du personnel, télémédecine, approvisionnement responsable, suivi des patients et soutien aux centres de proximité. Une identité commune entre le pays et l’extérieurLa diaspora participe à la transmission de la mémoire, de la langue créole, de la littérature, de la musique et des traditions haïtiennes. Cette dimension culturelle mérite une politique publique à part entière. Le conseil pourrait soutenir des programmes d’échanges entre établissements scolaires, festivals, archives numériques, résidences artistiques et initiatives destinées aux jeunes générations nées à l’étranger. La reconnaissance de cette identité ne doit pas opposer les Haïtiens de l’intérieur à ceux de l’extérieur. Elle doit renforcer une communauté nationale ouverte, consciente de ses différences et capable de se mobiliser autour de valeurs communes. Le français et le créole haïtien peuvent être utilisés dans les travaux du conseil afin de garantir l’accessibilité des débats et de respecter la réalité linguistique du pays. Les jeunes de la diaspora doivent bénéficier d’une attention particulière. Des stages, des volontariats encadrés et des programmes de découverte des territoires pourraient leur permettre de connaître les réalités haïtiennes au-delà des récits familiaux. Cette relation renouvelée favoriserait l’engagement civique et empêcherait que le lien avec Haïti ne repose uniquement sur la nostalgie ou les obligations familiales. Des garanties pour une institution crédibleLa création du conseil ne produira des effets que si elle s’accompagne de garanties précises. Son budget, ses procédures de recrutement et ses relations avec les ministères doivent être publics. Les membres devraient déclarer leurs intérêts, respecter un code d’éthique et rendre compte périodiquement de leurs activités. Le conseil devrait aussi disposer d’un secrétariat technique compétent, recruté sur la base de qualifications vérifiables. Des études indépendantes pourraient mesurer l’impact de ses recommandations. Un mécanisme de saisine citoyenne donnerait aux associations et aux particuliers la possibilité de soumettre une question ou une proposition dans un cadre défini. Pour transformer cette vision en institution fonctionnelle, plusieurs priorités peuvent guider le travail préparatoire :
Ces étapes permettraient d’éviter une mise en place précipitée. Elles offriraient aussi aux citoyens, aux élus, aux collectivités et aux partenaires internationaux l’occasion de vérifier que le conseil répond réellement aux besoins du pays. Le PFSDH entend inscrire cette proposition dans un projet plus large de transformation sociale et démocratique. La diaspora ne doit pas être mobilisée seulement lors des urgences, des campagnes de collecte ou des périodes électorales. Elle mérite une relation permanente, organisée et respectueuse avec la nation haïtienne. Le moment est venu d’ouvrir un débat public sur la composition, le mandat et les garanties du Conseil supérieur de la Diaspora. Associations, professionnels, jeunes, collectivités et citoyens peuvent contribuer à cette réflexion en portant des propositions concrètes et en exigeant une institution au service de l’intérêt général. En réunissant les forces d’Haïti et celles de sa diaspora, le PFSDH appelle à construire une participation plus juste, plus transparente et capable de changer durablement le pays. |
|
|
AYITI PAP PERI. NAP CHANJE SA ! Soyez les bienvenus entrez S.V.P.
|
Today is:04, Jan 2014 | You are
visitor #:
6316
Votre contribution a ce site est apprecie.
Veuillez nous signaler tous: typos , omission ou/et ,erreur.
Merci webmaster.