Le PFSDH exige la vérité sur l’assassinat du président MoïseL’assassinat du président Jovenel Moïse, survenu le 7 juillet 2021 à Port-au-Prince, a plongé Haïti dans une crise institutionnelle, politique et morale d’une gravité exceptionnelle. Un chef d’État a été tué dans sa résidence privée, alors que le pays traversait déjà une période de grande vulnérabilité. Depuis, les familles, les citoyens et les forces politiques responsables attendent une réponse claire sur les circonstances du crime, ses commanditaires et les réseaux qui l’ont rendu possible. Pour le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens, la vérité ne peut être réduite à l’arrestation de quelques exécutants présumés. Elle doit permettre de comprendre toute la chaîne des responsabilités, depuis la préparation de l’opération jusqu’à son exécution et aux éventuelles manœuvres destinées à dissimuler les faits. Cette exigence s’inscrit dans la défense de l’État de droit, de la souveraineté nationale et du droit des Haïtiens à connaître leur histoire récente. La démarche du PFSDH s’appuie sur une identité haïtienne assumée, exprimée en français et en créole, ainsi que sur une vision sociale-démocrate fondée sur la justice, la solidarité et la participation citoyenne. Changer Haïti signifie aussi rompre avec l’impunité, protéger les institutions et garantir que les crimes politiques ne soient jamais traités comme de simples épisodes sans lendemain. Une exigence démocratique et nationaleL’assassinat d’un président n’est pas une affaire privée. Il concerne la continuité de l’État, la sécurité de la population et la légitimité des institutions. Lorsqu’un tel crime reste entouré de zones d’ombre, chaque citoyen peut craindre que la violence politique soit devenue un moyen ordinaire de conquérir ou de conserver le pouvoir. Le PFSDH estime donc que la recherche de la vérité doit dépasser les rivalités partisanes. Elle ne doit pas servir à régler des comptes, à désigner des boucs émissaires ou à renforcer une propagande. Elle doit reposer sur des preuves vérifiables, des témoignages protégés, des expertises indépendantes et une procédure judiciaire respectueuse des droits de toutes les personnes concernées. La justice haïtienne porte une responsabilité historique. Elle doit montrer qu’elle peut instruire un dossier sensible malgré les pressions, les menaces et la faiblesse de ses moyens. La coopération internationale peut apporter une assistance technique, mais elle ne saurait remplacer la capacité des institutions haïtiennes à rendre justice au nom du peuple. Aller au-delà des exécutantsLes images et les récits diffusés après le meurtre ont souvent mis l’accent sur les hommes présents sur les lieux. Cette dimension est importante, mais elle ne suffit pas. Une enquête complète doit examiner qui a financé l’opération, qui l’a planifiée, qui a fourni les informations, qui a facilité les déplacements et qui a pu profiter de ses conséquences politiques. Il faut également établir les conditions de sécurité entourant la résidence présidentielle cette nuit-là. Les défaillances éventuelles des services chargés de la protection du chef de l’État doivent être étudiées avec rigueur. Une telle analyse ne doit pas conduire à des accusations précipitées, mais elle est indispensable pour déterminer si des négligences, des complicités ou des actes de sabotage ont contribué au drame. La vérité judiciaire doit distinguer les faits établis des hypothèses. Elle doit préserver les scènes, vérifier les communications, confronter les témoignages et suivre les flux financiers liés à l’opération. Chaque piste abandonnée doit être expliquée, et chaque élément nouveau doit être intégré au dossier selon des règles transparentes. Une enquête indépendante, crédible et protégéeLa crédibilité de la procédure dépendra de son indépendance. Les magistrats, policiers, avocats, journalistes et témoins associés à l’enquête doivent pouvoir travailler sans intimidation. La protection des personnes vulnérables est particulièrement importante dans un contexte où les groupes armés et les réseaux d’influence peuvent chercher à imposer le silence. Le PFSDH défend la mise en place d’un mécanisme d’enquête doté de moyens suffisants, d’un mandat public et de garanties contre les interventions politiques. Ce mécanisme pourrait associer des magistrats haïtiens, des experts médico-légaux, des spécialistes du crime organisé et des observateurs internationaux, tout en maintenant la responsabilité première de la justice nationale. Les documents essentiels du dossier devraient être conservés dans des conditions sécurisées. Les audiences importantes, lorsqu’elles ne compromettent pas la protection des témoins, devraient faire l’objet d’une communication régulière. La population ne demande pas la divulgation irréfléchie de chaque information, mais elle a besoin de savoir où en est la procédure et pourquoi certaines étapes prennent du temps.
La vérité doit servir la stabilité du paysDemander justice pour le président Moïse ne signifie pas ignorer les souffrances quotidiennes de la population. Haïti fait face à l’insécurité, au chômage, à la pauvreté, aux déplacements forcés et à l’affaiblissement des services publics. Cependant, ces urgences ne justifient pas l’abandon d’un crime qui touche directement le fonctionnement de la République. Une société ne peut reconstruire ses institutions en laissant impunis les assassinats politiques. L’absence de réponse encourage les acteurs violents à croire qu’ils pourront échapper aux conséquences de leurs actes. Elle nourrit aussi la méfiance envers les élections, les tribunaux, la police et les dirigeants publics. La justice doit donc s’accompagner d’une politique de réconciliation nationale. Réconcilier ne veut pas dire oublier ni effacer les responsabilités. Cela signifie reconnaître les victimes, établir les faits, réparer autant que possible les préjudices et créer les conditions empêchant la répétition de la violence. Cette démarche peut contribuer à restaurer la confiance entre les citoyens et leurs institutions. Une responsabilité partagée par les institutionsLe pouvoir judiciaire ne peut agir seul. Le Parlement, les autorités exécutives, la Police nationale d’Haïti, les collectivités territoriales et les organisations de la société civile doivent contribuer à la protection de la procédure. Toute autorité qui détient une information utile doit la transmettre dans le respect de la loi, sans la manipuler à des fins politiques. Les médias ont également un rôle essentiel. Le journalisme d’investigation peut révéler des incohérences et faire émerger des témoignages, mais il doit éviter les accusations sans preuve. Dans une affaire aussi sensible, la rigueur des sources, la distinction entre faits et commentaires et la protection des informateurs sont indispensables. Le PFSDH rappelle que la transformation de la société passe aussi par l’éducation civique et l’accès à l’information. La lutte contre l’exclusion renforce la capacité des citoyens à défendre leurs droits ; les initiatives consacrées à la lutte contre l’analphabétisme participent ainsi à la construction d’une citoyenneté mieux informée et plus active. Une population capable de comprendre les institutions est mieux armée pour demander des comptes. Des engagements pour une justice au service du peupleL’exigence de vérité doit se traduire par des mesures concrètes et suivies. Elle ne peut rester une déclaration prononcée à l’occasion d’un anniversaire ou d’une crise politique. Le PFSDH entend porter une parole constante en faveur d’une enquête sérieuse, de la protection des victimes et du renforcement des institutions haïtiennes. Cette orientation rejoint les valeurs sociales-démocrates du parti : la primauté du droit, la défense de la dignité humaine, la responsabilité publique et la solidarité nationale. Elle suppose de condamner toute instrumentalisation de la mémoire du président assassiné, tout en reconnaissant la portée politique du crime et les blessures qu’il a infligées au pays. Les priorités défendues sont les suivantes :
Le PFSDH appelle aussi les forces politiques haïtiennes à faire preuve de responsabilité. La compétition démocratique ne doit jamais se transformer en justification de la violence. Les désaccords doivent être tranchés par le débat public, les élections et les mécanismes constitutionnels, non par les armes, la peur ou les arrangements clandestins. La vérité sur l’assassinat de Jovenel Moïse est une obligation envers sa famille, ses proches et tous les citoyens haïtiens. Elle est également nécessaire pour comprendre les failles de l’État et empêcher qu’un nouveau crime politique ne soit préparé dans les mêmes conditions. Rendre justice, c’est protéger l’avenir de la République. Le PFSDH invite les citoyens, les organisations de défense des droits humains, les professionnels du droit, les journalistes et les responsables publics à soutenir une démarche fondée sur les faits et la légalité. En Haïti, le changement ne pourra être durable que si la parole publique retrouve sa valeur et si les institutions démontrent qu’aucun crime contre la nation ne peut être enterré dans le silence._超碰 |
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AYITI PAP PERI. NAP CHANJE SA ! Soyez les bienvenus entrez S.V.P.
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